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La presse s’est faite récemment l’écho de problèmes à type de « cancer » sur les prothèses mammaires, qu’en est-il ? Doteur Poirier, Chirurgien esthétique à Paris 16

Le 03 décembre 2018

Si la première tentative d’augmenter le volume mammaire des femmes remonte au 19° siècle dès 1865 puis par le Professeur Vincenz Czerny en 1895 qui utilisa alors un transfert graisseux (comme de nos jours en reconstruction du sein et lorsque le « gisement » graisseux est suffisant en esthétique pour augmenter le volume du sein), cette intervention est depuis 1961 grâce au Dr Cronin réalisée par des implants en silicone contenu dans une enveloppe.

Différentes étapes de perfectionnement ont conduit après quelques déboires à généraliser la possibilité d’implanter des prothèses en silicone le plus souvent cohésif (limitant ainsi la fuite de silicone dans l’organisme), silicone lui-même contenu dans une enveloppe en silicone. Cette enveloppe peut être lisse, micro texturée, macro texturée ou recouverte de polyuréthane.

Aujourd’hui, bien que le nombre de complication à type de Lymphome anaplasique à grande cellules soit extrêmement faible (400 000 femmes implantées et 2 cas de prothèses macro texturés et une en polyuréthane de décès de cancer de ce type sur 50 cas soit 47 guérisons complètes) la question de la prévention s’impose pour nos patientes.

Lors du dernier congrès de notre spécialité qui s’est tenu du 22 au 24 novembre 2018 ce problème a été largement abordé et des travaux scientifiques ont été présentés.

Nos organismes professionnels ont publié un communique officiel dont la teneur est globalement  la suivante :

Les prothèses mammaires apportent un bénéfice certain aux patientes et on ne saurait s’en passer.

Il est recommandé de mettre en place des prothèses mammaires dites lisses sans interdire les enveloppes micro texturées (il est important de préciser à ce stade que les prothèses texturées avaient été mises au point par les laboratoires afin de limiter le risque de coque péri prothétique, tout comme les coques en polyuréthane visaient à limiter le risque de retournement des prothèses)

Pour les patientes implantées par des prothèses macro texturées et en polyuréthane incriminées, la surveillance annuelle par leur chirurgien, gynécologue ou médecin traitant pour dépister cette complication qui demeure à ce jour rarissime est recommandée.

L’apparition d’un gonflement d’un ou des deux seins, l’apparition d’une discoloration du sein doivent amener à consulter.

J’espère que ces éclaircissements auront contribué à comprendre la problématique de cette longue histoire des prothèses mammaires qui vit un nouveau soubresaut et à permettre un dépistage précoce au cas où.

Pour toutes questions complémentaires vous pouvez contacter le Docteur Poirier, chirurgien esthétique à Paris.